| Etudes et protection - Actions par espèce |
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Chevêche d’Athéna |
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Page 1 sur 2 Présentation de l’espèce ![]() Adulte dans sa cavité de nidification. Photo Marc Wioland La chevêche d’Athena (ou chouette chevêche) est un petit rapace nocturne qui réside toute l’année en Alsace. Parmi les rapaces nocturnes, elle est l'un des plus petits et des plus diurnes. Elle se reconnaît à sa tête ronde et large, à ses yeux jaunes et à son dos brun tacheté de blanc. Originaire du bassin méditerranéen, elle vit en dessous de 600m d’altitude, là où les hivers sont doux et peu enneigés. Elle occupe les paysages ouverts, avec une prédilection pour les campagnes cultivées parsemées de vieux arbres, de prairies, de vergers d'arbres à hautes tiges ou de saules têtards. Ces biotopes lui offrent à la fois des terrains de chasse et des cavités pour nicher et se cacher durant la journée. Elle niche aussi volontiers dans les anciens bâtiments. La chevêche est surtout active au crépuscule et la nuit, moments propices pour observer le nourrissage des jeunes en début d’été. Elle se nourrit avant tout de gros insectes, de petits mammifères (surtout des campagnols) et de vers de terre. Elle guette sa proie depuis un arbre ou un poteau, puis l’attrape en plongeant au sol. Elle chasse également en se déplaçant à terre. Il est de ce fait nécessaire que la végétation herbacée ne soit ni trop haute ni trop dense : les prairies pâturées et les prés de fauche conviennent ainsi très bien à l’espèce. Statut juridique et liste rouge Au même titre que tous les rapaces, la chevêche d’Athena est intégralement protégée en France. Elle est en outre inscrite sur la Liste Rouge des espèces menacées en Alsace, avec la mention « en déclin ». Elle est tout particulièrement menacée dans nos régions en raison de la disparition progressive de son biotope. Dans le sud, elle niche dans les roches alors que dans l’est, il s’agit d’une espèce arboricole, surtout inféodée aux vergers et aux espaces herbagés ouverts. Population et facteurs de menace ![]() Jeunes proches de l'envol, hors du nid. Photo Marc Wioland Jusque dans les années 60, la chouette chevêche était une espèce répandue dans toute l’Europe centrale, méridionale et orientale. Depuis lors, il y a eu un recul des effectifs dans la majeure partie du continent. En Alsace, entre les années 60 et 80, la régression a atteint 50 % dans certains secteurs jusque là favorables (Sundgau). Une diminution similaire, de l'ordre de 50 à 60 %, a été enregistrée ailleurs (plaine rhénane, piémont des Vosges du Nord). Il ne subsistait plus qu'une 40aine de couples dans l'ensemble du Haut-Rhin en 1989 et 5 ou 6 sur le piémont des Vosges du Nord à la même époque. L’urbanisation croissante des espaces périurbains et l’intensification de l’agriculture ont entraîné une disparition progressive des vergers hautes-tiges, des alignements d’arbres et des haies qui constituent le biotope de nombreuses espèces dont la chouette chevêche. Grâce aux actions de sauvegarde mises en oeuvre par la suite, la situation a pu être améliorée : 70 à 130 couples dans le Haut-Rhin au milieu des années 1990 et 10 sur le piémont des Vosges du Nord au milieu des années 2000. Le programme trinational (Suisse, Allemagne, France : voir « études et protection » ci-après) mis en place depuis 1999 a favorisé le maintien de la chouette chevêche sur la plaine rhénane, comme le soulignent les chiffres indiqués ci-dessous.
Etudes et protection Outre la préservation des vergers, il est préconisé auprès des agriculteurs sensibles à la préservation des biotopes de pratiquer une fauche alternée en laissant les bordures et en aménageant des friches. Les variations de hauteur de l’herbe jouent un rôle primordial pour les espèces prédatrices : la chasse est plus aisée dans de l’herbe basse tandis que l’herbe haute favorise la reproduction de ses proies. Un ambitieux projet INTERREG, démarré en janvier 2005 et financé à 50% par l’Union Européenne, vient compléter le programme initial de préservation de la chouette chevêche et de son habitat mis en place en 1999. ![]() Nichoir à chevêche - Photo Marc Wioland Il s’agit d’un « programme de conservation des vergers et de la biodiversité associée » qui a la particularité d’être mené dans des départements de trois pays différents : Suisse, Allemagne et France. Mobilisant de nombreux bénévoles et une salariée embauchée à temps plein par la LPO Alsace, il a pour but de favoriser une collaboration transfrontalière et un échange sur les expériences menées dans les différents secteurs concernés (les arrondissements de Guebwiller, Mulhouse, Altkirch et Colmar, les Cantons de Bâle et de Bâle-Ville, le Canton et la République du Jura, le Canton de l’Aargau, le Landkreis de Lörrach, de Breisgau Hochschwarzwald et de Emmendingen). Ce projet de maintien des vergers a trois objectifs prioritaires :
La mise en œuvre de ces objectifs devrait privilégier le développement d’une arboriculture familiale extensive favorable à l’environnement. Le projet INTERREG se poursuivra jusqu’en juin 2007. En savoir plus...
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| Mise à jour le 22-10-2008 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||





La LPO France, via sa section "mission Rapaces", tient à jour un