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Milan royal |
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Présentation de l’espèce ![]() Photo Emile Barbelette - LPO France Le milan royal est le plus grand rapace diurne nicheur d'Alsace. Il est un peu plus grand que son cousin le milan noir et a une queue rousse échancrée caractéristique, facilement observable. Rapace des milieux ouverts, le milan royal est opportuniste et très charognard ; il est lié à une agriculture extensive dominée par l’élevage traditionnel. Ce type de paysage que l'on rencontre encore en Alsace Bossue lui procure une nourriture abondante et variée ; la présence de parcelles cultivées lui est favorable, à condition que leur surface reste minoritaire par rapport aux herbages. Il niche dans les bois ou les haies pourvus de gros arbres. Les populations du nord de l'Europe (dont celles d'Alsace) sont migratrices. Les autres sont sédentaires. Leur répartition géographique s'étend depuis l'Afrique du Nord jusqu'à la Russie. Mais l’espèce n'en demeure pas moins menacée au niveau mondial.
Statut Le milan royal est, comme tous les rapaces, protégé sur l’ensemble du territoire français par l’Arrêté 1 du 17/04/81. Il figure en Annexe I de la Directive Oiseaux et en Annexe II de la Convention de Berne. Cette espèce est classée "En danger" sur la Liste rouge des oiseaux nicheurs d'Alsace.
Effectifs En France, l’aire de distribution de ce rapace se limite à une large bande diagonale du sud-ouest au nord-est du pays, et à la Corse. Il y a entre 3000 et 3900 couples nicheurs (résultats de l'enquête nationale LPO sur les rapaces, 1999-2002). Le milan royal a, semble-t-il, considérablement diminué depuis le XIXème siècle, bien qu’une augmentation passagère ait eu lieu entre 1975 et 1990. Depuis 1990, la régression a repris. En Alsace, le milan royal est l’un des rapaces nicheurs au statut le plus précaire : l'effectif nicheur est de l'ordre de 40 à 50 couples aujourd'hui. Les deux noyaux de population se limitent à l'Alsace Bossue d'une part et au Sundgau des étangs et au Jura alsacien d'autre part.
Facteurs de menace Au niveau français et européen, deux problèmes majeurs contribuent au déclin d’une partie de la population du milan royal : le changement d’utilisation des terres (intensification de l’agriculture) et l’empoisonnement, qu’il soit direct ou indirect. Face à la chute dramatique des effectifs du Nord-Est de la France, un plan national de restauration a été lancé en 2002. Pour la population alsacienne, en plus des modifications des pratiques agricoles et de certaines pratiques d’empoisonnement volontaire (au moins 2 cas en 2008) ou de tir sur les sites d'hivernage (hors Alsace), d’autres facteurs de menace pèsent sur le milan royal : dérangements sur les sites de reproduction et destruction involontaire des aires (travaux forestiers notamment), fermeture des décharges, augmentation du déficit en nourriture en période de nourrissage des jeunes en raison de la raréfaction des prairies conduisant à l’échec de la reproduction, création de parcs éoliens et nouvelle réglementation en matière d'hygiène des activités agro-pastorales.
Etudes et protection Plusieurs recensements ont eu lieu en Alsace dans les derniers bastions de l’espèce. En Alsace bossue, un quadrat-témoin de 50 km2 a été suivi chaque printemps pendant 3 ans. En 2002, 5 à 6 couples nichaient dans cette zone, tandis qu'en 2004, il n'en restait qu'un seul. Face à l'urgence de la situation, la LPO Alsace a réagi concrètement : deux formations destinées aux agents de l’ONF ont été réalisées en 2005 et 2006 afin de leur présenter l’espèce et montrer les techniques permettant de maintenir les zones favorables à la nidification de l'espèce dans les massifs gérés part l’ONF. Chaque aire occupée découverte est signalée aux agents de l'ONF qui protègent l'arbre porteur, et les travaux pendant la période de reproduction sont interdits. En 2008, afin d'avoir une meilleure connaissance de l'espèce, un rencensement des couples nicheurs en Alsace bossue et dans le Sundgau a eu lieu. Un suivi ponctuel continue d’être réalisé en Alsace bossue. L'espèce pouvant disparaître de la région, plusieurs actions sont à engager dans l’avenir :
Le milan royal pourrait ainsi devenir le symbole d'une campagne de promotion d'un système agricole qui reposerait sur des pratiques fondamentalement respectueuses de l'environnement, de l'homme et des animaux d'élevage, d'un tourisme vert et de la valorisation de produits locaux.
Plus d’information sur le milan royal :
*APB : Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope / ZPS : Zone de Protection Spéciale ** MAE : Mesures agri-environnementales
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| Mise à jour le 02-12-2008 |


