Il existe de nombreuses possibilités pour rendre son jardin attractif pour la faune locale. Beaucoup d’espèces s’accommodent du voisinage de l’homme dans les villes et les villages pour peu que nous leur offrions un habitat adéquat. Il suffit d’adopter quelques principes simples afin de préserver le milieu :

 Un jardin propice aux oiseaux - Photo Cathy ZellUn jardin propice aux oiseaux - Photo Cathy Zell

  • Favoriser le désherbage manuel et éviter l‘utilisation des désherbants chimiques nocifs pour la microfaune qui aère votre terre et qui constitue une source alimentaire non négligeable pour les oiseaux !

 

  • Limiter l’utilisation d’insecticides et privilégier les associations de plantes (capucines, etc.) qui permettent de canaliser et limiter l’affluence des parasites. Si les insecticides s’avèrent nécessaires, privilégier les produits biologiques moins nocifs pour la faune, la flore, et pour nous.

 

  • Favoriser le paillage pour limiter l’utilisation d’eau et préserver la microfaune pendant l’hiver et les périodes sèches.

 

  • Réserver si possible des espaces en friche où laisser pousser tout ce qui pousse tout seul (ou faucher par alternance sous forme de bandes). Laisser sur place les feuilles mortes et ne pas faucher sous les arbustes.

 

  • Privilégier les variétés florales ou arbustives locales qui sont plus résistantes aux maladies et parasites car mieux adaptées et supprimer les exotiques qui n’apportent ni nourriture ni habitat à la faune locale.

 

  • Dans un jardin spacieux, privilégiez les grands arbres, les haies d'arbustes et d'arbrisseaux, et laissez des espaces de prairies fleuries. Les arbres sont très importants pour les oiseaux grimpeurs comme la sittelle ou le grimpereau des jardins, et les espèces cavernicoles comme le pic ou la mésange. Vous pouvez également planter des arbres fruitiers, faisant vivre beaucoup d'insectes (attention à privilégier les variétés locales ainsi que, selon la place disponible, celles dites hautes-tiges !). Pour un petit jardin, plantez-y des arbustes à végétation dense et basse.

 

  • Favoriser la présence de milieux variés. Voici quelques possibilités : maintenir la présence de vieux troncs (si vous possédez un vieil arbre, gardez-le. Il sera vite colonisé par les insectes, et il pourra servir de lieu de nidification aux pics et mésanges), créer un compost et un muret en pierres sèches, installer un tas de branches ou de feuilles mortes (pour les hérissons), creuser une mare, planter une haie champêtre. Les haies sont en effet essentielles à bien des niveaux : elles constituent une séparation, coupent du vent, atténuent les bruits, sont autant de sites potentiels de nidification ou d’abris pour la faune.

 

Rendre son jardin accueillant pour la faune, c'est aussi neutraliser tous les pièges potentiels. Nombreux sont les aménagements réalisés ou les objets abandonnés qui peuvent être mortels pour les animaux : clôtures constituées de poteaux creux, bouteilles vides stockées à l'extérieur, bac à eau et abreuvoirs... sont autant de piéges possible, à neutraliser impérativement.

 

 

En savoir plus sur les pièges mortels pour la faune sauvage (document réalisé par le Conseil Général de l'Isère)

 

 

Pour de plus amples informations, consultez le site des REFUGES LPO

 

 

Votre contact en Alsace, pour tout renseignement complémentaire :

Refuges LPO
Tél. : 03 88 22 07 35
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