Les phénomènes remarquables à observer


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L'Ă©poque de la reproduction
Saison : PRINTEMPS Activité maximale du 1er avril au 30 juin

 

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Grèbe huppé


Buse variable


Autour des palombes


Faucon pèlerin


Vanneau huppé


Verdier d'Europe


Serin cini


Rougequeue noir


MĂ©sange Ă  longue queue


Pic noir

La plupart des oiseaux consacrent le printemps Ă  leur reproduction, pĂ©riode favorable aux observations. C'est aussi une pĂ©riode durant laquelle les oiseaux sont plus sensibles aux dĂ©rangements ; il faut donc savoir observer tout en restant discret, pour ne pas mettre les nichĂ©es en danger.


Le temps des parades

Dès le retour des beaux jours, les mâles rivalisent d'ardeur, avec un double objectif : affirmer la possession de leur territoire et faire la cour aux femelles. Certains font preuve d'une certaine rĂ©serve en ce domaine, d'autres dĂ©bordent d'exubĂ©rance. C'est ainsi qu'en avril, au bord du Rhin, sur les gravières ou encore sur les plans d'eau de Plobsheim ou de Michelbach, vous pourrez assister Ă  la parade des grèbes huppĂ©s : après une sĂ©rie de salutations, les deux partenaires s'Ă©loignent pour ensuite nager Ă  grande vitesse l'un vers l'autre, se retrouvant alors face Ă  face, dressĂ©s sur l'eau. 

Autres adeptes des démonstrations spectaculaires, les rapaces diurnes se livrent à des exercices acrobatiques particulièrement vertigineux chez la plupart des espèces, buse variable, autour des palombes, faucon pèlerin... avec un pic d'activité dès les beaux jours de mars, se prolongeant en avril. C'est à la lisière des massifs forestiers que vous aurez le plus de chances d'assister à ces jeux, ou près des falaises vosgiennes pour le faucon pèlerin.

Dès leur retour de migration au mois de mars, les vanneaux huppĂ©s animent les Rieds ou les plaines cultivĂ©es de dĂ©monstrations aĂ©riennes dont ils ont le secret : le mâle s'Ă©lève lentement, puis pique Ă  grande vitesse en exĂ©cutant des virages et des dĂ©crochages brusques.

Plus prosaĂŻquement, sans quitter son jardin, on peut aussi admirer le vol papillonnant du verdier d'Europe et du serin cini, ou les dĂ©monstrations toutes de sĂ©duction du rougequeue se pavanant devant sa compagne.


La construction des nids

Après la parade vient le temps de l'édification du nid. Parmi les premiers à se mettre à la tâche figurent les mésanges à longue queue, qui bâtissent, parfois dès fin février, le plus souvent en mars, un chef d'oeuvre d'architecture. C'est dans les forêts du Rhin ou les bocages du Ried que l'on a le plus de chances de rencontrer cette espèce, qui est cependant présente dans bien d'autres milieux.

Le grèbe huppĂ©, encore lui, construit un amas flottant de plantes aquatiques, sommairement amarrĂ© Ă  la vĂ©gĂ©tation : on peut aisĂ©ment voir les grèbes affairĂ©s Ă  la construction de leur nid, souvent bien apparent, principalement en avril et mai, mais parfois jusqu'au coeur de l'Ă©tĂ©, en raison des nombreuses pontes de remplacement.

Lorsqu'ils ne se manifestent pas par leur chant ou leur tambourinage, les pics sont tout aussi bruyants quand, en avril et début mai, ils martèlent les troncs pour creuser la cavité qui va leur servir de nid.

Autre oiseau cavernicole, la sitelle torchepot  a pour habitude de maçonner la cavitĂ© qu'elle a choisie pour y nicher: ses frĂ©quentes aller et venues entre le sol et la cavitĂ© pour transporter la boue permettent alors de la repĂ©rer facilement. Pics et sitelles se rencontrent dans toutes les forĂŞts alsaciennes.

 


Pic Ă©peiche

Pic vert

Sittelle torchepot